CONTRIBUTION : La Force Spirituelle du Cap a pacifié les Forces Françaises du Cap Vert

Bonjour , How are you ? Como Estas, Zdrastvouytié drouzia !

Barki Borom Touba Il est important ici de faire la part des choses. La présence de hauts responsables de l’élite militaire française n’est pas nouveau chez nous et à plus forte raison dans les milieux mourides.
En 1895, à la fin du XIXéme siècle, le peuple noir venait pour une énième fois recevoir les brimades coloniales les plus atroces depuis 1887 avec le partage du continent en quarts de gâteaux par Otto Von Bismarck et le départ en exil de Borom Touba.

Avec l’industrialisation galopante de l’Europe, le monde occidental se ruait vers les richesses naturelles du continent pour satisfaire les demandes locales. Les industries naissantes avaient besoin de tourner et l’accumulation de richesses était de rigueur. Le capitalisme avait besoin de dynamisme et de rayonnement, tout le continent africain devait être asservi. Tous les rois les plus aguerris allaient succomber dans des batailles perdues d’avance face à une supériorité militaire. "Borom Koune moo mane borom Kanou". Dieuredieuf Cheikhoul Khadim.

Ainsi disais-je, les grands empires Ashanti au Ghana, Sonrai au Mali-Niger-Sénégal, mandingue, le Tékrour de Coli Tenguela, le Cayor de Lat Dior, le Djolof du Bourba Ndiadiane Ndiaye et les grandes villes comme Koumbi Saleh avaient tous entamés leur décadence.
C’est exactement dans cette période que le Pédagogue, le Maitre Incontesté de la pacification de l’esprit et du corps entama les moments les plus cruciaux du mouridisme. Dans une période farouche, une peur généralisée, un manque de moyens notoires, un regard du "civilisé" sur le "primitif", des successions d’humiliation sur le continent et ses populations, Cheikhoul Khadim disait "

Tawilanaa Oumra naa sahih lanaa badanaa, wa hablanaa al roushdi wa taw fiihi yallahou. Wa damirane koulou ahdaa hine tadourou bina khablal woussoli lanaa yallahou yallahou

", il stipulait aussi que "

khad faaka kabla, khad baasha fadla, fa dourou wala wa nafhi djiahi

".

Ainsi le Cheikh, averti par les sources de la vérité pure avait entre ses mains les destinées de la race et de l’humanité toute entière. À la fin du XIX ème, personne ne pouvait imaginer l’hostilité des forces coloniales surtout de l’administration coloniale française d’AOF et d’AEF de l’époque. De surcroit, l’atrocité des mesures affligées aux résistances locales (entre autre Samory Touré en Guinée Conakry) dans la savane comme dans les forêts tropicales africaines dépassaient l’entendement du commun des mortels. Mettons nous tous dans la scène de l’époque au Sénégal, en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Bénin, au Togo, au Congo,au Cameroun, au Gabon, en Angola et ailleurs. Rien qu’en 2009, une personne simple aura peur d’arpenter les ravins tortueux, sombres, habités par des gorilles et des serpents de toutes sortes, parsemés de fauves et de bêtes sauvages dans des millions d’hectares d’okoumé (arbres de plus de 80 m de haut avec une base de plus de 3 ètres) de l’Afrique Centrale.
Du port de Dakar, il était le seul visé, le seul embarqué, le seul pointé (marabout numéro 4) par l’administration coloniale et mis à bord. Il fallait comprendre au large de Mbour (prière dans l’Océan Atlantique) que celui-ci qui d’ailleurs devait revenir par le Roussouliya (avec Rassoulouna à côté de lui pour une veille permanente sur la plus Haute Force Spirituelle), Khadimou Rassoul n’était et ne pouvait pas être sous l’ordre d’un commandement colonial mais plutôt d’au- delà, d’Allah (SWT).
Du warf de Libreville où il a été débarqué, ancien port de Libreville, en face du Palais présidentiel gabonais actuel en passant par la Montagne Sainte jusqu’à Lambaréné et Cap Lopez, les forces coloniales françaises ont déployé tout armada susceptible de faire disparaitre Cheikhoul Khadim et le Mouridisme. Pourtant c’est le fondement de ce magal dont font acte les Forces Françaises du Cap Vert en 2010. Dieuredieuf Borom Touba. Dieuredieuf Serigne Touba. Dieuredieuf El Hadji Mouhamadou Lamine Bara Mbacké (Yalla nafi yague ta wér).

Il n’a jamais bronché, ni failli, ni dérapé, ni changé par rapport à ses écrits et à ses prières. Diarama khadimoul Khadim.
La visite des Forces Françaises du Cap Vert à Touba, Terre de Cheikhoul Khadim, en ce 3ème millénaire, ère de la mondialisation et de la globalisation nous est à plus d’un titre très chère. Aux Forces Françaises du Cap Vert, nous disons la Bienvenue à Touba, Terre de Pardon et de partage. Donc cette visite pour nous mourides, revêt une triple importance :

1. La Force Spirituelle du Cap Vert a pacifié les Forces Françaises du Cap Vert et sa force et sa prééminence n’est plus à démontrer
2. Touba est restée indemne de toutes les attaques et Cheikhoul Khadim partage le bien avec tout le monde.
3. Le Mouridisme est à jamais gravée comme une philosophie et un combat acharné pour la liberté fondamentale de l’homme noir et de l’humanité toute entière.

Dieuredieuf Cheikhoul Khadim. Ndimeul ak Yeurmeundé Faw. Barki Borom Touba

La Force Spirituelle du Cap a pacifié les Forces Françaises du Cap Vert

Serigne Mamadou GAYE — mamadou.gaye@uqac.ca



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