La
vulgarisation de l'uvre de Serigne Mbaye Diakhaté
Située entre
TOUBA et Diourbel, l'histoire de Khour Mbacké en dit long sur les
relations combien salvatrices qu'entretenait le talibé-Cheikh de
la localité envers son guide spirituel Serigne Touba à qui
il fut lié par une foi ardente, et une volonté indéfectible.
De khour Mbacké où il s'était installé sur
ordre Khadimou Rassoul, Serigne Mbaye Diakhaté se rendait de temps
en temps à Diourbel auprès du Cheikh dont il magnifiait
les qualités et l'uvre légendaire à travers
des poemes qu'il déclamait haut et fort en sa présence.
C'est dire vraisemblablement que Cheikh Ahmadou Bamba fut de son vivant
témoin auriculaire de la pesque totalité des poémes
composés en son honneur par Serigne Mbaye Diakhaté.Ceci
peut donner sans conteste une idée de toute l'importance et l'interêt
de sa production, empreinte irréfragable d'une uvre agréee
par le Maitre,mais aussi véritable nourriture spirituelle pour
les aspirants engagés dans la voie du Salut .
Aussi sa cohabitation avec le Cheikh rappellait-elle celle de son homonyme
Aboukar , l'illustre compagnon du prophéte avec ce dernier.
On raconte qu'un jour le Cheikh s'était retiré dans ses
méditations et restait pendant une longue durée sans apparaître
en public.Naturellement les disciples mouraient d'envie de le voir, parmi
eux Mame Cheikh Ibra Fall un des illustres siens.
S'adressant au public en attente, ce dernier dira ceci :
Babacar Diakhaté est-il parmi l'assistant ?
Oui, répondit le concerné.
Tu as la clès de la porte , ouvre la ?
A peine Serigne Mbaye Diakhaté s'était-il mis à décamer
ses poèmes que le Kheikh sortit de sa retraite.
Ainsi ses poèmes dont l'essentiel est tourné vers l'éducation
spirituelle, l'exhortation des disciplines pour une constance dans l'oeuvre
et des thémes pleins de profit sur tous les aspects de la vie du
mouride interessaient tous les éducateurs.
On dit que Serigne Souhaibou Mbacké fils de Cheikh Ahmadou Bamba,
un grand éducateur , chargé principalement de l'encadrement
des petits fils du Cheikh et des des autorités du mouridisme disposait
d'un grand recueil de ces poèmes. Il lui arrivait de temps en temps
de convoquer Serigne Cheikh Diané un des disciples de la première
heure de Serigne Mbaye Diakhaté pour tenir dans sa maison des séances
de déclamation publique auxquelles assistaient tous les disciples
et même les femmes qui résidaient à l'intérieur
de sa concession.
De même, Serigne Mbaye Cissé , recteur d'un très grand
centre de formation à Diourbel, disposait de son uvre d'un
patrimoine important.
Cependant, celui qui s'est posé comme l'artisan principal de la
vulgarisation de cette impressionante uvre demeure sans doute le
3eme Khalife du Mouridisme en l'occurrence Serigne Abdoul Ahad Mbacké
.Lui qui, fort de limportance saisie de cette uvre, et de l'apport
qu'elle peut être des disciples, entrepit de les rassembler en un
recueil disponible pour la consultarion.
C'est ainsi qu'il contacta la famille de Serigne Mbaye Diakhaté
pour disposer d'elle des manuscrits.
Il noua par la même d'autres contacts avec des centres de formaion
suscetiples d'en détenir des titres, notament Serigne Chouhaibou
Mbacké, Serigne Mor Mbaye Cissé, et d'autres personnes ressources.
L'entreprise de collecte terminé, le Khalife prit la noble initiativede
les faire psalmodier par le grand chantre Serigne Abdoul Ahad Touré
en 22 cassettes sonores aujourd'hui disponible sur le marché.la
nouvelle génération de disciples demeura d'autant plus redevable
au 3eme Khalife qu'elle bénéficie d'une source d'exhortationirreirremplaçable
.Les textes jusqu'ici gardés dans les poitrines des grands disciples
et compagnons de Serigne Mbaye Diakhaté sont mis à la portée
du tout disciple
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