Ecoles françaises à Touba ? Le Khalife Général des Mourides remet les pendules à l’heure"/>


Pour lever le voile sur ce qui semble alimenter l’actualité pour un retour des écoles publiques ou de leur ouverture à Touba, Cheikh Mouhammadou Lamine Bara Mbacké en substance a été très clair.
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Tout ce qui depuis Serigne Mouhammadou Moustapha Mbacké jusqu’à Serigne Saliou était interdit à Touba, ma motivation de l’interdire ne sera pas simplement égale à la leur, mais beaucoup plus grande.
Le Ministre de l’Education Mr Kalidou Diallo m’a parlé des écoles qu’ils avaient voulu ouvrir. A ce propos, je précise que je n’avais aucune information là-dessus ; on ne m’avait rien expliqué sur cela ; mais toutes ces écoles sont devenues des écoles coraniques. Quant aux raisons qui n’ont pas permis d’y accueillir leurs élèves, je les ignore.

Connaissant la grandeur du Coran et l’intérêt des sciences religieuses, il est alors impensable d’y toucher pour quoi que soit.
C’est par simple défaut d’information qu’il a tiré de moi ce qu’il a dit. Touba étant une ville sacrée, je demande à ce que des choses du genre soient mises en œuvre hors des limites du titre foncier et de son aire d’influence immédiat. Il y a une profusion d’écoles à Touba, et toutes les autres qui verront le jour le feront autour du Coran, des sciences religieuses et de l’éducation musulmane.
La question de l’école française n’est pas à l’ordre du jour à Touba, car si le projet de l’Administration Coloniale avait abouti, notre objectif ne serait jamais atteint.
C’est après que Serigne Cheikh Bassirou Ibn Serigne Abdou Khadir Mbacké a rappelé que l’objet pour lequel Touba a été cité dans le Coran Sourate ‘’Le tonnerre’’ constitue la fonction première de la ville, à savoir, l’adoration et la crainte de Dieu le TRES HAUT. Il est une ville religieuse de très haute facture universitaire : Coran, Sciences Religieuses, Sciences Instrumentales au service de la religion et autres.
D’ailleurs, Ibn Arabi dans son ouvrage intitulé Futtû hâtal Makiyya ‘’les révélations mecquoises’’,c’est Dieu lui-même qui implanta l’arbre Touba de sa propre main dans le jardin paradisiaque du séjour immortel Jannatul ’Adnin, et les autres paradis gravitent autour de lui : Firdawsi, Mahawa, Nahîm ,Salâm, Wasila et Muqâma.
Cette ville donc, de 30 000 ha de superficie immatriculée TF 2063/BAOL, trouve sa bénédiction de son homonyme paradisiaque qui demeure la source de toutes ses fonctions urbaines. Tout projet à réaliser peut donc se faire dans des endroits ou l’autorisation ne relève pas de la tutelle de Touba.
TOUBA le mardi 07 avril 2009
La rédaction de HTCOM




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